La Roja a concédé le nul cet après-midi contre une belle équipe italienne. Un schéma tactique bizarre et un Torres des mauvais jours ont fait défaut aux ibériques. L’Italie aurait pu rêver mieux. Mais les transalpins ont tout de même su déjouer le piège espagnol.
Sans attaquant
Coup de bluff ou erreur tactique ? Telle est la question qui plane autour du onze de départ de Vicente Del Bosque. Avec une formation très basée sur celle du Barca, le sélectionneur espagnol a mis sur le banc ses trois buteurs : Fernando Torres, Alvaro Negredo et Fernando Llorente. Cela s’en est ressenti sur le front de l’attaque. Avec Cesc Fabregas en numéro 9, il a manqué un impact fort devant. Surtout face à une défense italienne qui joué les murailles toute la rencontre.
Les transalpins ont joué une superbe première mi-temps, prouvant que les scandales qui touchent actuellement l’Italie sont au-dessus d’eux. D’ailleurs, la Scuadra Azzura n’est jamais aussi forte que lorsqu’elle est décriée. Cassano montre de belles choses. Il est à deux doigts d’ouvrir le score face à Casillas. Sa frappe passe de peu à côté (22’). Un quart d’heure plus tard, Marchisio reprend de volée à 30 mètres sur un service de Cassano. Mais le cuir file dans la niche du gardien du Real Madrid.
Avant la pause ça chauffe. En deux minutes le score aurait pu changer d’un côté comme de l’autre (un signe ?). Iniesta tente une frappe lobée qui retombe derrière les cages de Buffon (44’). Presque dans la foulée Motta est tout près de fusiller Casillas à bout portant (45’). Il ne manque presque rien. A la mi-temps, ce sont des Italiens surprenants dominateurs qui repartent aux vestiaires.
Une ombre sort, une autre rentre
Le match a été entaché de deux non-matchs. Le premier, celui de Mario Balotelli. Le joueur de Manchester City qui s’annonce comme la future star du ballon rond a été… inutile ! Passant son temps soit par terre, soit à râler. Les italiens peinent à se remettre dedans en début de seconde période. Fabregas voit Buffon repousser sa frappe à l’entrée de la surface (50’). Iniesta est tout proche du poteau rentrant sur une frappe dans un angle impossible (51’). Alors « Super Mario » fait des siennes. Il chipe un bon ballon à Sergio Ramos et part seul vers le but. Il attend, marche, et se fait reprendre par le défenseur espagnol alors qu’il pouvait frapper ou passer (53’). C’en est trop. Balotelli est remplacé par Di Natale (56’).
Un choix payant de la part de Prandelli. Cinq minutes suffisent. Pirlo trouve lunileusement le petit attaquant de l’Udinese dans l’espace. Ce dernier ouvre son pied et trompe Casillas (61’). En cinq petites minutes, Di Natale assomme toute l’Espagne. Oui mais les champions du monde ont de la réserve. Comme avant le repos, le ballon repart vite de l’autre côté. Silva trouve Fabregas d’un magnifique extérieur. Le milieu barcelonais ne manque pas la cible et égalise (64’).
La rencontre se crispe et plus rien ne se passera ou presque. Di Natale s’improvise acrobate mais manque de peu le cadre (77’). La fin de match se résume à l’entrée d’un fantôme. Fernando Torres (remplace Fabregas à la 74ème) ne fera pas taire les critiques qui s’abattent sur lui depuis son arrivée à Chelsea. Son match se résume en trois actions : une mauvaise anticipation face à une sortie de Buffon digne d’un libéro. Une mauvaise passe après une grosse erreur de Chiellini qui ouvre une voix royale à « El Nino ». Et un mauvais lob quand Torres a juste à ouvrir le pied ou faire une passe pour tuer la rencontre.
Les favoris de la compétition ne repartent donc qu’avec un petit point dans ce choc du groupe C. Les italiens font la bonne affaire. Le bluff de Del Bosque n’a pas marché. Il est possible que le leader, ce soir, s’appelle la Croatie ou l’Irlande.
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